02/09/2004

''J’apprends tous les jours'' (02/09/2004)© BelgaPour

''J’apprends tous les jours'' (02/09/2004)
© Belga
Pour Justine Henin, l’US Open est le tournoi le plus éprouvant

NEW YORK L’US Open est un monde à part. La dernière levée du Grand Chelem dégage une atmosphère à nulle autre pareille. A Flushing Meadow, le spectacle est permanent. Du tennis, il y en a de 11h du matin jusque tard dans la soirée, lorsque le tournoi se poursuit sous les projecteurs éclairant toute l’étendue de Corona Park. Sauvage, ce temple à l’américaine est lieu propice aux événements les plus délirants, un événement plein de fureur qui ne sacre, généralement, que les plus forts.
Ce n’est pas Justine Henin qui le contredira, après sa folle épopée de l’an dernier qui la vit enchaîner les sessions de nuit à la pelle et se retrouver sous perfusion de glucose à 2h du matin la veille de sa finale après une victoire homérique contre Jennifer Capriati. La tenante du titre a mis du temps à se sentir à l’aise aux Etats-Unis, rencontrant pas mal de difficultés à trouver ses marques dans un pays trop grand pour elle et où la mentalité plutôt exubérante des Américains ne lui convenait pas particulièrement.

“L’US Open est un tournoi particulièrement éprouvant", expliqua-t-elle après sa qualification face à la jeune Tchèque Nicole Vaidisova. "Il s’agit peut-être même du plus éprouvant de tous. Les conditions de jeu sont très difficiles. Surtout cette année. Ces derniers jours, il a fait un petit peu plus frais, mais sinon, le climat est très chaud et très humide. J’avais déjà pu m’en rendre compte la semaine dernière en Floride. En outre, pour la majorité des joueuses, la fin de saison approche et les organismes sont fatigués. Heureusement, ce n’est pas tout à fait mon cas, même si je dois prendre bien soin de mon corps.”

“Je dois savourer mon tennis”

Dans une épreuve de longue haleine comme l’est une levée du Grand Chelem, il fut, en tout cas, bienvenu, pour Justine Henin, qu’elle n’ait été contrainte de prester des heures supplémentaires dès son entrée en lice. C’est le principal enseignement à retirer de son match du premier tour, où elle alterna le très bon et le plus mauvais. Mercredi matin, elle s’est d’ailleurs contentée d’un nouvel entraînement très léger pour préparer son deuxième tour contre la modeste Israélienne Tzipora Obziler (WTA 133), issue des qualifications, au sujet de laquelle Carlos Rodriguez était toujours à la pêche aux informations.
“Je suis toujours à la recherche de personnes susceptibles de me tuyauter", glissa-t-il, à la sortie de l’entraînement. "Pour avoir vu trois ou quatre points, je sais qu’elle est droitière et qu’elle frappe son revers à deux mains, mais c’est pratiquement tout. Elle n’a pas l’air d’être très agressive, ce qui n’est pas une mauvaise chose, vu que Justine figure toujours en phase de récupération.”

Sur le circuit professionnel depuis 1999, la nouvelle championne olympique a ainsi emmagasiné l’expérience nécessaire au fil de son ascension vers la première place pour savoir comment désormais écouter son corps. Elle assure même que le cytomegalovirus qui la frappa de plein fouet au printemps a été une nouvelle leçon. Haute comme trois pommes, elle rêvait déjà d’être la meilleure et, désireuse de mener une longue carrière, elle s’est rendue compte qu’elle doit se ménager.

“J’apprends tous les jours. Il n’y a pas que l’aspect physique. La pression pompe également une énergie dingue. C’est vrai que je reviens ici comme tenante du titre, mais cela ne fait aucune différence. Je veux faire de mon mieux partout. Je sais que si je savoure mon tennis, je gagnerai des matches et tout rentrera dans l’ordre…”

S.F.

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22:05 Écrit par jujufan | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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