03/09/2004

Henin, service minimum (03/09/2004)© BELGAElle a dû preste

Henin, service minimum (03/09/2004)
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Elle a dû prester des heures sup pour vaincre la modeste Obziler


NEW YORK Justine Henin-Hardenne (WTA 1) a assuré l'essentiel, jeudi à Flushing Meadow, mais c'est vraiment tout ce qu'il y aura à retenir de son match du deuxième tour contre la modeste Israélienne Tzipora Obziler (WTA 133), 31 ans, issue des qualifications. Servant comme une patate et commettant de grosses fautes du fond du court, la championne olympique a joué avec le feu contre une adversaire qu'elle ne connaissait pas et qu'elle ne s'imaginait certainement pas voir ramener autant de balles dans le terrain. A l'arrivée, et c'est tout ce qui compte, elle fit parler son expérience pour s'imposer 6-2, 5-7 et 6-2 après avoir dû bagarrer pendant 2h13 minutes.

«J'ai eu la victoire, mais pas avec la manière que je souhaitais, résuma-t-elle. Je me suis compliquée la vie, mais il ne faut pas lui retirer son mérite. Elle s'est bien battue, ne me donnant quasiment pas de rythme. Je n'étais pas prête à disputer d'aussi longs échanges. Il m'a fallu beaucoup travailler, car elle ne lâchait pas un point. C'est la preuve que tout match doit être joué. Il ne faut pas croire que l'on est intouchable...»

Il n'y aurait, pourtant, jamais dû avoir péril en la demeure pour la tenante du titre. Après une première manche somme toute rondement menée en une demi-heure, elle avait toutes les cartes en mains pour remporter un succès relativement facile. Le disc-jockey, qui anime les temps morts lors des changements de côté, ne s'y était, d'ailleurs, pas trompé, balançant à fond la caisse la mélodie Runaway Train du groupe Soul Asylum pour signifier que le train était bel et bien sur les rails... S'emmêlant inutilement les pinceaux alors qu'elle menait pourtant 5-3 dans le deuxième set, l'Ardennaise se retrouva finalement contrainte de prester des heures supplémentaires pour mériter sa qualification pour le tour suivant.

«J'ai perdu le nord»

«J'ai perdu le nord, poursuivit-elle. Sur mon jeu de service, je me suis précipitée, car je voulais finir au plus vite, et je suis devenue assez intolérante vis-à-vis de moi-même. Heureusement, que je suis parvenue à retrouver mon calme, sans quoi j'aurais très bien pu être sortie du tournoi. Je l'ai déjà dit, je n'aime pas avoir à me mesurer à des joueuses issues des qualifications. Je préfère devoir me retrouver directement sous pression. Mais bon, ce n'est parfois pas plus mal de devoir livrer des matches de ce genre en début de tournoi. Cela remet certaines choses en place...»

Entre-temps, cela dit, Justine Henin figure au troisième tour. La bonne nouvelle, à ce sujet, est qu'elle ne devra, d'ailleurs, plus s'y mesurer à une joueuse issue des qualifications. Samedi, l'attend ainsi la gagnante du match qui opposait, plus tard dans la journée, l'Américaine Lisa Raymond (WTA 30) à la jeune Russe Maria Kirilenko (WTA 103). «Je ne suis pas trop inquiète. Combien de joueuses ont mal débuté des tournois pour se reprendre par la suite? Il n'y a pas de règle à ce niveau-là. Je sais que chaque fois que je monte sur le court, l'adversaire que je rencontre vient pour me battre. Et j'ai aussi le droit de connaître parfois un jour sans...»

ENVOYÉ SPÉCIAL AUX ETATS-UNIS SERGE FAYAT

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16:46 Écrit par jujufan | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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